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la justice sociale par l'inflation, c'est comme ça que Mélenchon voit les choses, cette main invisible qui vide les poches des uns pour générer les emplois des autres.

 

L'inflation, cette mécanique d'envolée des prix qui traduit une forte augmentation de la demande.

 

Pour démarrer le processus c'est très simple, il suffit de dépenser beaucoup plus d'argent que l'on en a réellement, ce qui permet aux consommateurs d'acheter plus, avec pour conséquence d'augmenter la production et  de créer des emplois.

 

En même temps, les riches qui ont des liquidités plein les poches voient fondre leur magot puisqu'ils possèdent toujours le même nombre de billets. Chaque billet vaut désormais un peu moins, car on en a créé beaucoup d'autres avec la planche à billets, ou artificiellement par des jeux d'écritures, et que la rareté fait la valeur.

 

Les pauvres plus riches, les riches plus pauvres, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

Mais dans un système mondialisé ce système a montré ses limites. S'il est toujours possible de générer de l'inflation en dépensant plus que l'on ne possède, il n'est plus certain que l'on relance ainsi l'économie.

 

Ce phénomène bien connu s'appelle la « stag-flation », soit l'inflation sans la relance, et au final tout le monde s'est appauvri.

 

Il y a aussi l'inflation que l'on connait en période de pénurie sévère , ou en temps de guerre, qui caractérise une raréfaction des échanges en raison d'un effondrement de la production.

 

Alors , l'inflation oui mais pas n'importe laquelle.

 

Une politique de relance dans un système fermé et suffisamment grand pour peser sur l'économie mondiale, par exemple l'union Européenne, pourrait aboutir au résultat recherché de créer la « bonne « inflation. Il faudrait dès lors une politique économique coordonnée entre plusieurs pays. C'est pour cela que E. Macron propose une Europe à deux vitesses qui permettrait de mettre en ouevre des stratégies communes entre pays économiquement compatibles.

 

Et puis il y a notre Lucho Mélenchon et notre Marine nationale, qui proposent plutôt une sortie de l'Euro dont les conséquences ne sont que trop prévisibles ;

 

La France sortira alors de L'UE avec la parité de 1 franc pour 1 euro, mais cela ne durera pas longtemps. Sur le marché des devises on achètera moins de francs que ce que l'on achetait d'euros, et la valeur du franc va baisser par rapport aux autres monnaies selon le mécanisme de l'offre et de la demande.

 

Les prix exprimés en francs vont alors monter, non pas en raison de l'accroissement de la consommation, mais de la monté du prix des exportations désormais payées avec une monnaie plus faible.

 

En outre, ceux qui ont des francs, c'est à dire les petits épargnants, verront fondre leur capital, et ceux qui touchent des salaires en francs leur pouvoir d'achat diminuer, ce qui au final appauvrira tout le monde mais ne créera aucun emploi, générant au contraire une chute-flation ».

 

Quant aux vrais riches ils auront déjà pris leurs dispositions.

 

C'est ainsi le coût caché que paieraient les français pour une sorti de l'euro actuellement, en plus de tous les coûts induits par une séparation qui se ferait au prix de tractations à n'en plus finir.

 

En avons nous les moyens aujourd'hui ? Certainement pas.

 

L'Europe aujourd'hui ce n'est plus une alternative c'est un fait, et il faut faire avec.

 

Thierry Tamisier, le 4 avril 2017.

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