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François Fillon, mais aussi Marine Le Pen, mettent régulièrement en cause l’indépendance et l’impartialité des magistrats. Des propos "préoccupants", estime une représentante du Syndicat de la magistrature

En France, l’article 64 de la Constitution précise que le président de la République est "le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire". Une responsabilité qu’il n’est pas inutile de rappeler actuellement, tant les magistrats sont devenus les cibles de deux des favoris dans la course à l’Élysée.

 

Il n'en fallait pas plus pour que les loups se réunissent pour Hurler contre ceux qui se montrent aussi critiques à l'égard de l'institution judiciaire.

 

Je pourrais me joindre à eux par intérêt, car je soutiens ouvertement leur adversaire. Mais dans la promotion du mensonge j'aurais l'impression de trahir « la veuve et l'orphelin », ceux que seule la vérité protège. Car, reconnaissons le, ils ont raison !

 

François Fillon et Marine Lepen s'en plaignent peut être à dessein, mais la définition qu'elle donne de la justice est rigoureusement exacte.

 

"La justice est une autorité, pas un pouvoir. Les magistrats sont là pour appliquer la loi, pas pour l'inventer, pas pour contrecarrer la volonté du peuple, pas pour se substituer au législateur...",

Les critiques sont parfois acerbes contre des décisions qui réinventent la règle de droit. La création de concepts juridiques issus de l'imagination des juges, et repris ensuite par le législateur dans un texte de loi est une réalité.

Mais si la jurisprudence précède la loi, comment le juge peut il respecter la volonté du législateur ?

En outre, nombreux sont les avocats irrités par une cour de cassation dont la moitié des décisions ne sont pas motivées, ce qui donne forcément l'impression d'une justice qui ne s'intéresse qu'aux affaires médiatiques.

La justice manque de moyen, c'est un fait incontestable, les magistrats sont surchargés de travail ce qui conduit forcément à une justice à deux vitesses.

Plusieurs juges d'instructions se succèdent parfois dans des dossiers qui durent plusieurs années, et sans pression exercée par les avocats, les dossiers n'avancent pas.

On parle beaucoup d'indépendance de la justice quand il s'agit de la défendre des attaques, mais on s'accommode bien plus facilement de cette indépendance lorsqu'il s'agit de recevoir des décorations, d'accepter des postes très politiques dans des ministères avant de revenir sièger dans des tribunaux, ou de ménager telle ou telle partie pour obtenir ensuite plus facilement une promotion.

Que dire encore d'un syndicat national de la magistrature qui se prétend ouvertement à gauche.

Et puis il y a un sens à l'histoire, même si La saisine directe du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) par les justiciables, introduite en 2011, est un "relatif échec", car 98% de ces plaintes sont écartées.

Cette voie de recours est ouverte à tout justiciable "qui estime qu'à l'occasion d'une procédure judiciaire le concernant, le comportement adopté par un magistrat" pourrait constituer une faute disciplinaire. Si les magistrats on encore beaucoup de mal à sanctionner leurs pairs, l'idée qu'une justice indépendante n'est pas incompatible avec l'idée d'une justice qui rend des comptes.

il y a dans la magistrature, des belles robes, et des décorations, signes de l'importance que l'on accorde à l'apparence. Car si l'impartialité caractérise le détachement du juge par rapport à la cause, elle doit s'étendre jusqu'à l'idée même que le justiciable peut s'en faire. Une justice impartiale, exempte de toute suspicion possible, c'est la condition nécessaire pour une justice apaisée et comprise par tous.

Mais on comprend mieux que pour y arriver il faudra continuer de remettre chacun à sa place, et surtout valoriser le magistrat qui fait sérieusement son travail dans son coin sans rien demander à personne et surtout...sans que rien ne lui soit demandé !

 

 

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