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Ses détracteurs appellent cela le "Macronisme", qui rime avec autisme et saturnisme, ou comment utiliser à dessein une terminaison à connotation pathologique.

 

Voilà une façon abrégée de demander, tout en l'affirmant ; « mais sont ils devenus fous ?».

 

Sont ils devenus fous de suivre un homme qui a voulu transcender les clivages, sont ils devenus fous de suivre un homme qui s'est levé seul pour faire changer les choses, sont ils devenus fous de rompre avec ceux qui nous expliquent depuis 30 ans que sans eux ce serait pire.

 

Mais posée en ces termes la question porterait en elle même une réponse évidente, et de laquelle celui qui la pose voudrait nous écarter.

 

Sommes nous encore devenus fous de suivre un homme qui déroule une pensée cohérente et universelle, en subissant l'aversion de ceux qui sont près à lui jeter tout ce qui leur passe par la main ou par l'esprit. De ce point de vue, c'est vrai, le chemin parcouru à quelque chose de messianique.

 

En réalité les « Messies » ne sont que des générateurs de changements, celui qui vient bouleverser l'ordre ancien et qui le revendique. Machiavel disait du changement qu'il n'a plus tiède défenseur que ceux qui pourront prospérer dans l'ordre nouveau, et de plus farouches opposants que ceux qui ont prospéré dans l'ordre ancien. On le constate tous les jours, personne pour combattre Macron sur le terrain des idées ou du programme, mais les procureurs sont plus nombreux pour les procès d'intention.

 

Il le comprend et l'accepte. Tout ce qui relève du progrès humain ne peut se faire avec l'assentiment de tous, et ceux qui aperçoivent la lumière avant les autres sont toujours condamnés à la poursuivre en dépit des autres. Quand on lit son livre révolution, on comprend que Macron c'est vous, c'est moi. Il n'a rien d'un extra terrestre, il se raconte tel qu'il est, c'est vraiment lui.

 

Un brin réactionnaire de part ses racines et son histoire personnelle à laquelle il se réfère volontiers, et qui pourrait se résumer à un simple constat ; « quel enfant heureux j'aurais été, entouré de ceux qui m'ont inculqué l'amour des valeurs républicaines ». Un peu anarchiste aussi dans son besoin d'émancipation au regard de forces politiques actuelles qui maintiennent la France immobile entre la contestation de la rue et les contraintes d'une mauvaise mais nécessaire construction Européenne. Et un idéalisme qui lui garanti sa fidélité à sa propre cause, car Emmanuel Macron n'est pas le candidat des banquiers il n'est que la continuité de lui même.

 

Comment, dès lors, ne pourrait on suivre un homme qui veut à ce point renouveler l'offre politique. Pourquoi devrions nous douter de la sincérité de son discours ? D'ailleurs avons nous le choix.

 

Entre une gauche enfoncée dans un corset dogmatique dont elle ne cesse de resserrer les lacets, et une droite qui n'en fini plus de faire le grand écart entre un courant ultra libéral et un courant conservateur au bout duquel elle rejoint le front national.

 

Quand l’hôtel s'écroule, Hamon diminue le prix des chambres, Fillon propose la cession au franc symbolique, pendant que Macron propose de réparer la toiture.

 

Entre ces trois options, moi j'ai choisi.

 

Thierry Tamisier, le 14 mars 2017.

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