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Chez les Fillon, les bons comptes font les bonnes familles, et pour 1 qui travaille il y en a 4 qui encaissent.

Dans la Sarthe, au moins, ils ont le sens des affaires. Ca c'est la réalité Fillon..« Au terme d’une campagne médiatique et politique d’une violence inouïe, j’ai choisi de m’adresser directement à vous pour vous dire ma vérité », a t'il martelé!


Mais pour la violence subit par un candidat à la présidentielle vivant dans un manoir aux frais de la princesse, peut être faudrait il la comparer à celle subit par celui qui perd son emploi, celui à qui on saisi la voiture et les meubles, celui qui à son chèque de courses de 50 euros rejeté par la banque, celui qui se contentera du smic toute sa vie, la mamie avec une toute petite retraite, le chef d'entreprise à qui on prend la maison, ou tout simplement celui qui ne peut pas donner un peu d'argent de poche à ses enfants.


Ca c'est une autre réalité, c'est la souffrance de ceux qui n'auront jamais la chance de disposer d'une tribune médiatique pour exposer leur souffrance, et qui continueront d'hurler dans un océan froid et obscur.


On se croirait presque revenu le 2 juillet 1816, il y a 200 ans, quand la frégate "La Méduse", menée par un commandant royaliste incompétent s'échoue au large de la Mauritanie. Faute de canots en nombre suffisant, seuls les nobles embarquent. Pour les 150 malchanceux restants, il faudra se contenter d'un radeau, construit à la hâte.


Comme aujourd'hui, il y avait de tout, des mourants, des résignés, ceux qui y croient encore... et au sommet de la toile un esclave noir, c'est lui le vrai héros (peut être d'ailleurs était il homo ou musulman, qui sait ? Mais tout le monde s'en foutait).


Le message politique délivré par Géricault reste d'une étonnante fraîcheur. Et si le salut venait du bas?


Aujourd'hui encore il y a ceux qui se battent pour sauver quelque chose, les artisans, les petits commerçants, les gérants de TPE et PME. C'est souvent toute la famille qui souffre et qui contribue à l'effort avec une seule devise, « un pour tous, ou tous pour un »...ce qui signifie souvent 4 qui bossent pour 1 seul salaire.

Thierry Tamisier, 27 février 2017

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